Patrick Laupin, le 9 avril à 18h30
Patrick Laupin est né en 1950 dans l’Aude, il a passé son enfance dans les Cévennes, dans une famille de mineurs de fond. Il a exercé pendant dix ans le métier d’instituteur et pendant vingt ans celui de formateur de travailleurs sociaux, creusant sans relâche un espace de transmission de la lecture et de l’écriture dans des lieux d’alphabétisation et d’internement, avec des adultes, des enfants et des adolescents en rupture de lien social. Tous ses livres, publiés depuis 1975, témoignent d’une écriture étincelante et harmonieuse qui réhabilite la splendeur inégalée d’un partage des mots. Véritable instrument de guerre déclarée à toute forme d’exclusion sociale, il suffit de se laisser porter par l’appel inimitable qui sourd du déroulement des pages de ses livres pour retrouver le bonheur simple et rare d’être ensemble.

Dans les émissions de France Culture, animées par Colette Fellous, Francesca Piolot, Alain Veinstein, Mathieu Bénézet…les auditeurs ont à maintes reprises salué la douceur de cette passion pleine et attentive à une vérité expatriée.
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Jean de Breyne, le 29 mai à 18h30
Né en 1943, Jean de Breyne est écrivain, poète, critique d’art et photographe. Il est fondateur, président et co-dirigeant de la galerie L’Ollave créée à Lyon en 1974. Il est aussi directeur de la publication et membre du comité de rédaction de la revue Galerie l’Ollave, préoccupations.
En 1998, le collectif de la galerie L’Ollave a fait don à la Bibliothèque municipale de Lyon de ses archives vivantes et Jean de Breyne des archives de son propre travail de créateur.

Jean de Breyne & Jean Raine
Jean de Breyne & Jean Raine

Relevé par Jean de Breyne :

"Au début de 1955, par exemple, serge Vandercam, Maurice Wyckaert et l’écrivain Jean Raine ont édité un "Droit de réponse", distribué au Palais des Beaux Arts puis encarté dans la revue /Synthèses./ Une sorte de pamphlet plutôt aigre mais assez drôle, qui s’attaquait à Jean Séaux, grand théoricien de l’art abstrait froid et de l’Industrial Design."
dans Entretien avec Piet de Groof, de Gérard Berréby et Danielle Orhan.


Peu de temps avant sa mort, Jean Raine, à la demande de Jean de Breyne, préparait, une exposition sur ses amis.
Il écrivit ceci :
C’est à Jean de Breyne que je dois cette agréable corvée de faire ressurgir
de mon passé des objets, des personnages, des ombres, des situations
agréables ou parfois désagréables. Je n’ai cure de savoir qui des gens dont
on découvrira ici des traces seront des immortels ou des soldats inconnus,
ce qui importe c’est que c’est autour et Grâce à eux que se sont tissés ma
vie et mon imaginaire. Jean de Breyne m’oblige en cette occurence à me
souvenir d’un passé que je voudrais n’avoir pas vécu ni même rêve. Dans ce
fatras non consenti les trous de mémoire sont nombreux. Que ceux dont je ne
parle pas me pardonnent. Cher J de B tu m’as beaucoup aidé mais tu t’avères
un très mauvais fossoyeur ce dont je me réjouis. Ne désespérons pas, il est
des lieux où l’on désire mourir sans disparaître. L’Ollave est l’un de ces
lieux-là

Jean Raine